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Cette exposition est dix fois plus grande que celle de 1855. Au Champ-de-Mars, à l’esplanade des Invalides et aux bords de Seine sont ajoutés 104 hectares au Bois de Vincennes.
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Portée symbolique : le tournant du siècle

L’Exposition détendra l'atmosphère envenimée par l'affaire Dreyfus. C'est la plus baroque des expositions, à la fois cosmopolite et nationale, intellectuelle et distrayante, incohérente et rationnelle. 

Thème : "Le bilan d'un siècle"

L'exposition en chiffres"

  • 120 hectares
  • 40 pays présents
  • 83 000 exposants dont 40 000 étrangers
  • 51 millions de visiteurs (alors que la France comptait 41 millions d’habitants)
  • Bilan financier bénéficiaire
  • 136 accès
  • 102 millions de voyageurs en 6 mois dans les gares parisiennes
  • Performances : 
    - La fée Electricité qui surmontait le Palais de l’Electricité tient un flambeau de 50 000 volts
    - Le  Grand Palais a une structure métallique de 9 000 tonnes (la Tour Eiffel en fait 7 000)
    - Le pont Alexandre-III est fait d’une arche d’acier de 108 m de portée

 Les grands noms de l'Exposition

Emile Loubet, président de la (IIIe) République ; Fulgence Bienvenüe, père du métro parisien ; les frères Lumière (projection de films sur écran de 21m sur 16) ; Edouard Branly présente les ondes électriques.

Restes architecturaux encore visibles
  • Le Grand Palais
  • Le Petit Palais
  • Le pavillon chinois et la tour japonaise ont été reconstruits à Bruxelles où ils sont encore visibles
  • Le pont Alexandre-III
  • La gare d’Orléans ou d’Orsay (aujourd’hui musée d’Orsay)
  • La gare des Invalides
  • Rénovation totale de la gare de Lyon
  • La Ruche, 2, passage de Dantzig, 15e, constituée de divers éléments provenant de bâtiments de l’Exposition universelle
  • Une statue de la Liberté de Bartholdi de 2,87m trône visible aujourd’hui dans le jardin du Luxembourg

 Inventions et innovations diverses

  • Trottoir roulant à deux vitesses (4,2km/h et 8,5km/h)
  • Inauguration le 14 juillet 1900 du métropolitain parisien réalisé par Fulgence Bienvenüe
  • Le grand kaléidoscope du palais de l’Optique fascine toujours au musée Grévin sous le nom de palais des Mirages
  • Au palais de l’Optique : la lumière froide, les rayons X, le sidérostat (instrument d’astronomie de 60 m de long donnant l’impression d’observer la lune comme si l’on se trouvait à 58 km d’elle)
  • L’appareil de prises de vue du Cinéorama, toujours visible au musée des Arts et Métiers
  • Les ondes électriques, présentées par Edouard Branly dans le cadre du Congrès international d’électricité de l’Exposition. Elles sont à l’origine de la TSF et de la télécommande
  • Le Guide Michelin
L’Exposition de 1900 fut la dernière exposition universelle organisée en France (les suivantes ne furent qu’internationales).
Chronique
Du 14 avril au 12 novembre 1900.

"L'exposition constituera la synthèse et déterminera la philosophie du XIXe siècle" écrit dans son rapport au Président de la République le ministre du Commerce en 1892.

La ville de Paris aménage 120 hectares entre le Champ-de-Mars, les Invalides, le Trocadéro et les Champs-Élysées, sans oublier les annexes de Vincennes et de Billancourt, où se tient à nouveau l'exposition d'agriculture. Pas de bâtiment central, pas d'itinéraire ordonnateur mais une porte extravagante, baptisée par les Parisiens "la salamandre", qui donne accès à une ville éphémère, dont la Seine forme l'axe principal.

Pourtant convaincue de son incapacité à accueillir une exhibition de cette envergure, la province ne cache pas son mécontentement de voir encore la capitale bénéficier de la manifestation. Mais l'Etat ne l'entendrait pas autrement : plus que jamais il fait de l'évènement une opération nationale qu’il veut maîtriser. Dans un premier temps, on organise un concours d'architecture pour examiner s'il convient de maintenir les bâtiments hérités des expositions précédentes. Ne survivront que le Palais du Trocadéro de 1878 (transformé en musée d'ethnographie et en musée de sculpture comparée) et la Tour Eiffel ainsi que la galerie des machines de 1889 transformée en salle des fêtes. Le Palais de l'Industrie de 1855 sera démoli et l'on construira à la place le Grand et le Petit Palais, respectivement destinés à recevoir les expositions décennale et centennale et la rétrospective d'art français. Tous deux seront remis à la ville de Paris, en échange de la subvention accordée par cette dernière à l'exposition.

La Seine reçoit un de ses fleurons : le Pont Alexandre III qui rapproche d'un seul trait les deux rives. Baptisé du nom du Tsar mort en 1894, il symbolise l'alliance franco-russe. Sur la rive gauche de la Seine, s'étire la rue des Nations. Les pavillons étrangers y sont installés, reproduisant une grande variété d'édifices historiques, témoins de l'architecture de chaque pays. Il ne s'agit plus de simples façades comme en 1878 mais de bâtiments à part entière. La "fée électricité" a un palais tout de verre et de lumière. Pour la première fois dans une exposition française, la femme se voit consacrer un pavillon, comme à Chicago, traduisant son irruption sur la scène moderne. L'économie sociale forme à elle seule un groupe de douze classes. On n'y expose plus des meubles et des vêtements bon marché car la production en grande série a entraîné une démocratisation de la consommation. On s'intéresse davantage à la présentation de mesures et d'actions sociales. Ce groupe aborde donc l'apprentissage collectif, l'enseignement professionnel, la participation aux bénéfices, la sécurité dans les ateliers, la prévoyance, etc. Le président Loubet montre d'ailleurs sa sollicitude pour les questions sociales en inaugurant en Sorbonne le Congrès International d'Assistance publique.

A l'annexe de Vincennes, le plan est tout aussi confus. On y trouve des locomotives, des maisons ouvrières, l'horticulture, le ballon captif, bref, tout ce qui s'avère encombrant. Le grand public voit réunis pour la première fois un grand nombre de fabricants d'automobiles : Benz, Peugeot, Renault, Ford, Fiat (fondée il y a tout juste un an !).

L'exposition accueille 51 millions de visiteurs. Les premiers bilans officiels feront état d'un déficit mais, deux ans plus tard, on annoncera que la liquidation financière laisse un excédent. 

 

 

Crédit photos : BIE/Bureau International des Expositions
Sources : Que sais-je ? Les expositions universelles, par Florence Pinot de Villechenon ; Fêtes géantes - Les expositions universelles pour quoi faire ?, par Florence Pinot de Villechenon ; Sur les traces des expositions universelles, 1855-1937, par Sylvain Ageorges.

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